Les croyances limitantes : reconnaître et détruire les verrous qui brident votre épanouissement

stress et anxiété

« Que vous pensiez être capable ou ne pas être capable, dans les deux cas vous aviez raison »

Henry Ford

Chaque personne possède ses propres convictions en ce qui concerne les sujets – très variés – de la vie de tous les jours. Que l’on parle de politique, d’économie ou de religion ; d’amour, de réussite ou de bonheur, nous possédons tous notre propre vision du monde, se manifestant sous forme de croyances diverses. Ces croyances, ou convictions, peuvent être fortes ou superficielles, bonnes ou mauvaises, temporaires ou bien ancrées dans votre esprit. Prises dans leur ensemble, elles forment votre système de croyances personnelles.

Dans votre système de croyances personnelles, il y a des croyances dites aidantes, aux multiples impacts positifs, et des croyances dites limitantes, qui agissent comme des freins dans votre évolution. Dans cet article nous allons nous concentrer sur les croyances limitantes et voir dans quelle mesure nous pouvons faire sauter les verrous qui vous empêchent d’évoluer.

Vous n’avez (peut-être) pas les bases

Personnellement, j’aime à penser que l’on peut définir une croyance comme un processus mental. Ce processus nous fait adhérer à un concept, une histoire ou une idée, de telle façon que l’on finit par le considérer comme une vérité. Notre vérité.

Nos croyances, qui sont par définition personnelles et individuelles, se construisent indépendamment des faits, ou de l’absence de faits. C’est d’ailleurs là où réside toute la magie. Car la notion de croyance s’oppose naturellement à celle de l’esprit critique. Vous suivez ? Plus votre raisonnement s’appuie sur des croyances, moins il sera basé sur la logique.

Mettez donc de côté vos convictions et faites taire le petit démon du scepticisme habituellement perché sur votre épaule. Oubliez tout ce que vous pensiez être vrai sur vous-même, afin que nous puissions améliorer vos comportements irrationnels.

croyances limitantes et tristesse

En effet, comme je l’évoquais précédemment, vous êtes sans doute bourré de croyances 100% personnelles qui font office de vérité absolue et qui régissent votre univers. Votre vision du monde et de ses rouages est altérée, troublée par des convictions si fortes qu’elles sont devenues de mantras à force d’être répétées.

« C’est trop dur pour moi »

« Je ne suis pas fait pour ça »

« Je suis trop vieux pour faire ce genre de chose »

Vous voyez de quoi il s’agit ? Ces phrases toutes faites sont des virus qui contaminent votre cerveau en lui injectant continuellement des pensées négatives, sapant ainsi votre potentiel de manière permanente. Du moins, si vous ne faites rien pour y remédier. C’est ce que nous allons faire aujourd’hui. Comprendre l’origine et le fonctionnement des croyances limitantes et apprendre à les supprimer pour mieux s’épanouir.

Quelles sont les origines de nos croyances limitantes ?

L’éducation et la reproduction sociale

Les pires croyances limitantes prennent racine dès le plus jeune âge. L’enfance est une période durant laquelle notre mental se construit et où les messages que l’on nous transmet sont parfois assimilés avec trop peu de nuances. Nos parents, que l’on perçoit alors comme des garants de la vérité absolue, ont une influence très importante sur le système de croyances personnel.

Par exemple, un enfant que l’on traite de clown à longueur de journée finira immanquablement par se mettre dans la peau de son personnage. Ou encore, une jeune fille qu’on accable sans cesse d’être maladroite s’enfoncera dans son manque d’habileté. Notre cerveau assimile et enregistre les informations que l’on reçoit. Donc lorsqu’une figure d’autorité nous reproche des comportements médiocres plutôt que de distribuer des moyens de corriger nos faiblesses ; on enregistre et on assimile.

Dans mon cas, j’ai toujours entendu toute ma famille dire qu’ils étaient nuls en maths. Des zéros pointés avec les chiffres. Devinez quoi ? J’étais terriblement mauvais en mathématiques durant toute ma scolarité, parce que très jeune, mon cerveau avait enregistré que ce domaine n’était pas fait pour moi. Je suis même allé jusqu’à exclure toute sorte d’intérêt pour la matière, refusant de travailler cette faiblesse par certitude d’échouer.

Avec du recul et un travail rigoureux sur moi-même, j’ai découvert bien des années plus tard qu’en fait, j’adorais ça. C’était un peu tard pour mes livrets de notes, mais en tout cas j’ai découvert que cette croyance était infondée et totalement fausse. Mieux encore, qu’il était possible de diagnostiquer ce genre de « programmation négative » pour les surpasser.

Donc effectivement ce sont les messages que l’on entend dès l’enfance, à l’école, à la maison, ou à la crèche, qui construisent les bases de notre système de croyances personnelles. En revanche – et c’est important – il n’y a aucun jugement à porter sur votre éducation, seulement des constats à faire. N’en voulez pas à vos parents si vous reconnaissez qu’une de vos croyances limitantes trouve sa source dans votre enfance. Car vous n’avez pas été livrés avec un mode d’emploi et un livret de recommandations à la naissance.

Seulement, si vous êtes parents aujourd’hui, prenez garde à la façon dont vous traitez et considérez vos enfants. Adressez-vous à eux comme à des personnes intelligentes pour les mettre en confiance et cultiver leur potentiel. Car si vous traitez votre enfant d’incapable, de flemmard ou de bêta pendant des années, ne vous étonnez pas qu’il finisse par correspondre aux traits dont vous le qualifiez.

Retenez ceci : la reproduction sociale, c’est le fait de reproduire des comportements, des façons d’agir ou de penser, d’une génération sur l’autre. Tout le monde y est soumis, dans une certaine mesure. Alors n’oubliez jamais de servir d’exemple et de transmettre les messages les plus positifs possible autour de vous.

Psychologie et force de caractère

Des croyances limitantes s’installent parfois d’elles-mêmes dans notre système de croyances, en réponse à l’état de notre mental. Manque de confiance en soi, stress, angoisse sociale… Tous ces attributs sont à la fois des conséquences aux croyances limitantes et des moteurs qui les alimentent. Si vous doutez dès le départ et qu’un échec vient renforcer votre croyance limitante, son impact sur vous en sera décuplé. Or, il est facile d’échouer lorsqu’on ne se croit pas capable en premier lieu.

Il faut se méfier de ces cercles vicieux et les briser le plus tôt possible. Chez certaines personnes, il est facile de se laisser aller au défaitisme, voir dans certains cas, jusqu’au fatalisme. Le pire état d’esprit possible. Celui dans lequel on n’entreprend plus rien car on est persuadés que l’on va échouer avant même d’essayer. À quoi bon agir si c’est pour souffrir ?

J’avais un ami autrefois qui est tombé dans un de ces gouffres, et qui ne s’en est jamais relevé. Il était très intelligent et un avenir brillant était ouvert devant lui. Mais son manque crucial de confiance en lui le poussait à faire des erreurs bêtes, systématiquement. Son esprit le poussait tout droit vers l’échec, car c’était la direction vers laquelle tendait toujours son inconscient.

Piégé dans un cercle infernal qu’il avait construit seul, il s’est isolé de ses proches car il avait l’impression qu’ils avançaient à un rythme différent du sien. Échec. Solitude. Malheur. Décuplé, encore et encore. Il a vécu une sévère dépression et lutte encore aujourd’hui contre son mental autodestructeur.

La morale de cette histoire ? Ayez conscience que votre propre esprit génère des chimères en réponse à vos angoisses. C’est ainsi que va se construire une fausse zone de confort autour de vous, pour justifier vos échecs, votre tendance à procrastiner, votre manque de volonté. Vous vous dites : « non mais de toute façon ce n’était pas truc, je ne suis pas fait pour ça ». C’est FAUX. C’est dans l’immobilisme et l’inactivité que se renforcent les croyances limitantes.

mauvaises pensées polluantes

Il est important de connaître sa place. De savoir où l’on se situe. Il n’y a aucun mal à se regarder dans le miroir et de constater que l’on a un mental fragile. Une tendance à l’abattement, ou à la flemme par exemple. C’est au contraire une bonne chose d’être conscient de ses faiblesses. Comme je le dis toujours, c’est la première étape pour commencer à les améliorer.

La seule chose à garder à l’esprit, c’est qu’il ne faut pas laisser ce votre manque de force de caractère devenir une excuse et un générateur de croyances polluantes qui vont saper vos forces.

Pour les personnes souhaitant aller plus loin dans l’étude du sujet, je conseille le livre « Libérer ses pensées : en finir avec les peurs et les croyances limitantes » de Anne-Sophie Durand. C’est un petit format facile à lire qui fait bien le tour du sujet.

Comment se défaire de ses croyances limitantes ?

Prendre conscience de ses propres croyances

Réponse à un échec, exposition à des stéréotypes ou des messages négatifs répétés : on l’a dit, nos croyances limitantes trouvent leur source dans nos expériences vécues. Pour commencer à nettoyer votre système de croyances personnel et libérer votre potentiel, il faut détecter vos propres croyances limitantes.

Ces croyances peuvent être regroupées en trois catégories : le désespoir, l’impuissance, et la dévalorisation.

Désespoir : « Ça ne changera jamais », « Je ne pourrais rien y faire », « Les choses sont comme elles sont »

Impuissance : « Je ne pourrais rien y faire », « Je ne suis pas doué pour ça », « Je n’ai pas la force de »

Dévalorisation : « Je ne mérite pas d’y arriver », « Il y en a des biens meilleurs que moi pour ça », « Je préfère laisser cette opportunité à un autre mieux placé »

Vous vous êtes peut-être reconnu dans une de ces affirmations. C’est très bien, vous êtes sur la bonne piste. Pour trouver vos propres croyances négatives, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et d’un peu de recul sur votre vie.

Repensez à vos frustrations au travail, à votre manque de réussite dans certains domaines. Instinctivement, vos croyances limitantes vont se mettre en action et c’est à ce moment-là qu’il faudra les identifier.

Maintenant que vous avez conscience qu’elles ne sont pas des vérités vous concernant mais des parasites qui vous affaiblissent, vous pouvez les reconnaître malgré leur camouflage. À partir de là, on peut commencer le nettoyage du système.

se libérer de ses chaînes

Documentation, apprentissage, bain de lecture… S’informer pour se concentrer sur le factuel.

J’aime beaucoup citer Konrad Lorenz, un célèbre biologiste et zoologiste autrichien, titulaire du prix Nobel de physiologie et de médecine, qui a dit un jour :

« J’ai toujours recommandé à mes élèves de ne pas croire un mot de ce que je leur dis et de tout vérifier par eux-mêmes. »

Sympa non ? Je l’ai dit plus tôt, la croyance se nourrit du manque d’esprit critique. Il faut donc se concentrer sur du factuel pour démonter des croyances limitantes. Facile non ?

Vous avez des a priori sur un sujet en particulier ? Faites des recherches objectives sur ce thème. Lisez, écoutez, ou regardez des informations à ce propos, de différentes sources, pour éclairer votre opinion.

Souvenez-vous que l’univers dans lequel nous évoluons est nuancé. Tout est toujours une question de perspectives. À vous de démonter celles, mauvaises, que vous pensiez être vraies en acquérant de nouvelles connaissances. Apprendre une nouvelle chose chaque jour est un excellent moyen de se libérer des clichés.

Cette étape vous effraie ? Votre tendance à la flemme se réveille ? Je vous propose d’appliquer la méthode Kaïzen. Cette technique, qui nous vient du Japon, vise (entre autres) à consacrer une minute de son temps chaque jour pour apprendre quelque chose.

Vous voulez apprendre une nouvelle langue ? Une minute par jour pour découvrir et mémoriser quelques mots. Vous voulez gagner en souplesse ? Une minute d’étirements chaque matin. Vous voulez vous défaire de clichés qui vous polluent l’esprit ? Faites un bain de lecture d’une minute par jour.

Tout le monde, je dis bien TOUT LE MONDE, a une minute de son temps à consacrer à une activité chaque jour. Plus d’excuses ? Alors place à l’action, ça ne dépend que de vous maintenant !

Mettez à jour de votre point de vue : changez de perspective

Comme j’aime les dictons populaires !

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »

Vous êtes un imbécile ? Non ? Alors changez d’avis…

Je parlais de perspectives un peu plus tôt. Et bien c’est le moment de vous appuyer sur la logique et vos nouvelles connaissances pour changer de perspective. L’idée est de vous concentrer sur la perspective opposée lorsque vous vous sentez contraints par une croyance limitante.

Par exemple : « Je ne suis pas capable de faire un salto arrière », peut devenir : « des milliers de gens arrivent à faire un salto arrière »

Essayez toujours de regarder les deux faces d’une même pièce pour revoir votre vision du monde. Vous allez remettre en cause bien des vérités en ouvrant le champ des possibles. Cherchez le positif dans des images de réussites pour vous inspirer, plutôt que resté bloqués sur une croyance qui vous pousse à l’échec.

Pour la petite histoire, j’ai rencontré un homme qui a changé ma vie en Nouvelle-Zélande. De prime abord, sa personnalité m’a choqué car il changeait régulièrement d’opinion. J’ai pris ça pour de l’instabilité. Puis ensuite j’ai compris qu’il s’adaptait. Que son opinion ne changeait pas mais qu’il évoluait au gré des nouvelles informations qu’il apprenait ou de la conjoncture des événements.

J’ai beaucoup appris de cette personne en comprenant qu’en sortant de sa zone de confort, en regardant l’envers du décor, on découvrait de nouveaux horizons.

Non seulement changer de perspective fera évoluer votre façon de voir le monde, mais cela vous permettra aussi de déclencher des opportunités que vous auriez pu manquer en restant ancré sur les mêmes positions durant des années.

choisir le bon chemin

Appliquez une « reprogrammation positive »

S’il peut nous saborder, il est également possible d’exploiter notre système de croyances personnel à notre avantage. En effet, si pendant tout ce temps vous avez été victime de croyances limitantes, vous pouvez tout à fait vous inculquer des croyances positives, dites « aidantes » pour devenir meilleur dans de nombreux domaines.

Inspirée de la « méthode Coué », la reprogrammation positive exploite le principe qu’il faut vingt et un jours pour changer une habitude. Pendant ce laps de temps, l’exercice est d’orienter votre langage et vos pensées en supprimant les négations de votre cerveau.

Ainsi, il faut s’efforcer de modifier ses mauvaises habitudes de pensées et de paroles pour se concentrer uniquement sur du positif. Pour débuter, je vous conseille de progresser par palier. Attaquez-vous en premier lieu aux pensées négatives, en commençant chaque journée sur une idée positive et motivante.

Ainsi,

« Ce mec est vraiment mauvais, on ne pourra rien en tirer, c’est un looser fini. »

Deviendra :

« Ce mec devrait travailler sur ses défauts pour chercher à s’améliorer, il pourrait faire preuve de plus d’intelligence. »

Ou encore :

« Pfiou je suis encore crevé ce matin, j’ai mal dormi. Ça va être dur aujourd’hui, je suis complètement naze. »

Se transformera en :

« Ok, je pourrais être plus en forme mais je vais faire de mon mieux pour passer une bonne journée et rentrer satisfait du travail. »

Ne négligez pas l’importance de ces exercices. Si votre conscience les ignore, votre cerveau, lui, enregistre toutes ces informations. Plus vous orienterez ces messages sur un angle positif, et plus votre mental sera chargé en bonnes ondes.

Je parlais de palier tout à l’heure. Pour débuter, essayez donc de vous répéter chaque matin que vous êtes excellent dans un domaine précis. Faites le test pendant quelque temps puis prenez du recul sur votre ressenti. Les effets seront bluffants. Bien-être, motivation, confiance en soi… Il n’y a de limite que celles que vous vous imposez. Car vous pouvez bouleverser vos croyances limitantes les plus profondément ancrées avec de telles techniques.

Pour les amateurs du format vidéo, je vous suggère un extrait de conférence de Steve Abd al Karim, auquel vous pouvez accéder en cliquant sur ce lien.

Fake it until you make it

Cette technique est de loin ma préférée. Je la recommande d’ailleurs à toutes les personnes souffrant de mal-être en société, ou de manque de confiance en soi. Tout est dans le titre, à vrai dire. Vous vous pensez trop vieux pour commencer à changer vos habitudes ? Vous vous sentez trop gros ou trop faible pour attaquer un nouveau sport ? Vous êtes persuadé que quelqu’un d’autre mériterait mieux voter place actuelle ? Faites semblant !

Jouez un rôle et mettez-vous dans la peau du personnage idéal de votre fiction personnelle. Faites comme si vous étiez à l’aise, comme si vous étiez jeune, comme si vous étiez un expert. À force de simuler, vous allez vous fondre dans la peau du personnage et vos craintes vont s’atténuer petit à petit pour finir par disparaitre tout à fait.

Pourquoi ? Parce que vous serez devenu la personne que vous pensiez ne pas pouvoir devenir. Comment ? Parce que les choses que vous pensiez être vraies à votre sujet étaient fausses et qu’il a fallu se mettre à simuler pour vous en rendre compte.

L’important, c’est d’envoyer des nouveaux signaux à notre cerveau par des actions. C’est pour ça qu’il faut jouer le jeu et mimer un comportement que vous pensiez hors de votre portée. À force de le répéter, cela deviendra naturel car votre esprit oubliera que c’était censé être impossible pour vous.

Ne laissez pas les autres, votre patron, votre famille ou vos amis, vous dictez qui vous devriez être ou comment vous devriez vous comporter. Agissez pour devenir meilleur et pour vous épanouir, pas pour rentrer dans un moule ou pour correspondre à un standard. Et si vous ne pouvez pas… Alors faites comme si vous y arriviez.

les pensées généralistes

Voilà qui conclut cet article sur les croyances limitantes. J’espère que vous aurez appris quelque chose de nouveau et que désormais vous saurez diagnostiquer vos propres démons.

Prochainement, je développerais cette thématique en approfondissant cette fois-ci les croyances aidantes. Nous parlerons plus en détail de la méthode Coué et du pouvoir de l’autosuggestion. Je vous présenterais le principe de l’autohypnose et de l’effet Pygmalion, ou encore des techniques de PNL, des biais cognitifs, etc. Car nombreux sont les outils qui peuvent vous permettre de changer votre façon d’être pour surpasser vos croyances limitantes. Pour évoluer et vous épanouir, tout simplement.

Passez à l’action !

Benjamin Taral – Le Bossu

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3 replies on “ Les croyances limitantes : reconnaître et détruire les verrous qui brident votre épanouissement ”
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